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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:34

 

Pour retrouver du temps pour créer ce nouveau monde auquel nous aspirons il faut du temps. Cependant nous en manquons tous, pour une multiplicité de raisons.



NOS PEURS

La première raison : l'envie est-elle plus forte que nos peurs ? Quelles sont-elles ? Avons-nous le courage de nous y confronter pour pouvoir avancer ?

Une autre étant : nous reste-t-il assez d'énergie pour créer un avenir ? Quel est le système dans lequel je vis ? Où puis-je gagner du temps ? Que dois-je mettre en place pour retrouver du temps ? Et là, nous sommes à nouveau confrontés à nos peurs ?



LE TEMPS

En Permaculture j'ai aussi appris à démarrer du constat, observer & faire avec ce qui existe, comme étant la base du changement en profondeur.

Pour mettre en place les changements nécessaires dans notre vie, il est nécessaire d'avoir le temps & c'est bien ça dont nous sommes spoliés dans cette société. Cela est permis grâce aux esclaves énergétiques. Tout notre système dépendant de l'or noir, ce qui permet la mondialisation et la délocalisation. Mettant en concurrence des pays aux systèmes économiques très différents.

Nous devons donc produire plus vite, avec des machines qui demandent des investissements lourds qui appauvrissent celui qui en fait la demande et donc les travailleurs qui participent au remboursement de la dette de l'entreprise pour laquelle il travaille. Nous manquons chroniquement de temps, parce que le système est basé sur la mondialisation permise par le pétrole & par l'argent virtuel (dette, spéculation actionnariat).

Conséquences induites à causes de ces deux principes pour lesquelles nous manquons de temps.

Après avoir travaillé de façon tellement stressante pendant la journée (ou la nuit, la semaine ou le week-end), nous repartons chacun chez nous, devant la télé le soir ou pour faire des activités sportives pour être en forme ou jouer pour nous détendre du boulot tellement stressant que lire ou se réunir est devenu au-dessus de nos forces.

Il est donc incontournable de changer de mode de vie avant la rupture si nous souhaitons une transition en douceur. Pour préparer l'avenir plutôt que subir les changements.

C'est pourquoi il est particulièrement important d'apporter de la convivialité et de l'échange dans notre vie. L'énergie nécessaire pour se mobiliser étant moins importante.



L'ÉCONOMIE PERSONNELLE OU FAMILIALE

Encore quelque chose appris avec la Permaculture le réseau, la toile d'araignée, plutôt que la hiérarchie. L'important est d'avoir un réseau fort, et de répartir les contraintes. S'appuyer sur son réseau d'amis, de connaissance et non sur l'état. Recréer les entraides entre nous.

Et ce qu'il y a de fantastique c'est qu'aujourd'hui il existe déjà des brèches dans lesquelles nous pouvons nous insérer. Le tout pour chacun de nous est de vraiment croire au changement. Et oublier les sirènes du soi-disant confort & de la sécurité de l'emploi ou de la retraite. Bien que nous ayons pourtant tous compris que le discours sonne faux, lorsqu'il s'agit de faire le pas d'un changement de mode de vie, au dernier moment la peur de manquer resurgit. J'y ai été confronté comme tous & je la connais encore, j'y suis confrontée régulièrement pourtant je sais que ma place est juste.

Monnaie locale (pour localiser l'économie), SEL (échange de services) Ressourceries (réutilisation d'objets d'occasion), Banque éthique sans carte & sans découvert. Je ne vous apprends rien sans doute. Cependant, si l'on utilise tous ces outils on fait de sacrées économies. Par contre, on ne ressemble plus à tout le monde, ses encore amis, ses anciens amis & sa famille. Là il faut aussi assumer ces changements. Mais on a de nouveau du temps (enfin plus) pour créer le nouveau monde.



DE L’ÉCONOMIE LOCALE AU FINANCEMENT DE NOTRE VIE

Les autres liens important à l'économie mondiale sont notre façon de gagner de l'argent & de financer notre habitat. De nouveau le réseau peut nous y aider. Pour l'habitat comme ce n'est pas le sujet, je dirais rapidement chantier participatif, terre-bois-paille.

Chacun de nous à donc besoin de retrouver sa liberté d'action alors que d'un autre côté la société va changer en profondeur plus ou moins rapidement. C'est bien de la grande requalification dont il est question dans le Manuel de la Transition.

Comme tout changement plusieurs étapes sont nécessaires pour arriver à cette requalification.

Il va y avoir d'énormes besoins. Nous devons passer d'une société à 75% dans le secteur tertiaire à une société essentiellement dans le secteur primaire, afin de relocaliser toutes les productions & surtout les productions essentielles, celles qui touchent à l'alimentation, la santé & l'habitat, et le secteur secondaire pour la transformation & les réparations de toutes sortes. Ces deux secteurs ayant été complètement oubliés, surtout au niveau éducatif.

Combien d'entre nous ont du oubliés qu'un métier manuel leur aurait plu puisque l'intelligence des mains est déconsidéré. Il s'agit donc de retrouver en nous ses souvenirs. Gros & long travail d'introspection s'il en est !



FAIRE LE GRAND SAUT

Pour ma part, pour avoir fait le grand saut il y a 2 ans, je constate qu'on est obligé d'imaginer en grand mais en oubliant complètement le système et la « grosse artillerie ».

Car pour observer & vivre de l'intérieur les possibilités qui émergent de partout de plus en plus et sur des domaines que je ne maîtrisais pas comme l'économie, pas suffisamment pour imaginer des alternatives possibles. Je suis ravie de découvrir que d'autres ayant ces connaissances ont réussis à les inventer & à les mettre en place.



LA FORMATION

Sans oublier que notre monde d'efficacité nous a demandé d'être spécialiste alors que la résilience nous suggère d'être systémique, d'être multicarte, d'être multifonctionnel.

La réactivité du système étant très faible il s'agit de trouver d'autres moyens existant déjà. Outre l'éducation nationale il existe bien d'autre façon de se former. De l'autoformation à la formation collective  : diplômante ou pas, reconnue par l'état ou pas.

De nouveaux métiers restent à inventer. Certains le sont déjà : paysans boulangers, transformateurs de la laine de pays, agriculteurs en circuits courts, L'apprentissage & le compagnonnage me semble répondre à ce besoin.

Et pour le coup, le système français permet bon gré mal gré de financer des reconversions.



LE RÉSEAU ÉCONOMIQUE

Les groupes de Transition sont naturellement au cœur du soutien à la requalification, puisque nous sommes porteurs de valeurs & d'outils la facilitant. Et de plus conscients, plus que quiconque, de cette nécessaire requalification. En effet, chacun a un pouvoir d'action sur ce qui nous entoure. Donc retisser des liens économiques entre nous à la façon d'une toile d'araignée finement ouvragée qui répartie la charge, est aussi très important, voire primordial.

Lorsqu'on s'intéresse aux systèmes citoyens déjà mis en place il s'agit des clubs d'investisseurs du type CIGALES - finance solidaire (prêt sans intérêt à l'intérieur d'un réseau de personnes motivées à soutenir votre activité), ou les AMAPs ou Les monnaies locales. Il semble qu'ils répondent parfaitement au soutien nécessaire à une activité professionnelle en plein démarrage. Si les CIGALES sont formés de groupe de 20 personnes, donc de petits groupes, finançant de petits ou grands projets locaux. Les AMAPs sont des groupes beaucoup plus grands 40, 80 ou 100 foyers. Les monnaies locales je connais moins, je crois savoir qu'elle démarre souvent avec une 100e d'adhérents.

Par le fait, les groupes de Transition ne rempliront pas seuls la demande économique, du moins au départ. Cependant, nous ne sommes pas seuls à œuvrer dans ce même sens, d'autres associations locales existantes peuvent aussi compléter. Nous pouvons donc être à l'initiative de ce soutien économique spécifique avec une multiplicité de soutiens.

De plus, hormis le soutien financier de ces groupes, il en est un qui y est associé et tout aussi primordial, celui de la participation à la diffusion de l'information concernant l'existence de la nouvelle activité.

Un autre soutien peut-être celui de l'étude des besoins du territoire.



ADAPTATION A L’ÉVOLUTION DE LA DEMANDE

En ce qui concerne la question sur l'adaptation à l'évolution de la société, une des réponses peut-être la taille du territoire couvert. En effet, pour une demande grandissante, on peut imaginer au départ couvrir la France, ou une région, voire un département pour se rétrécir petit à petit au territoire sur lequel on habite, en suivant la demande grandissante, aussi compensée par l'arrivée de nouveaux acteurs. La diminution de la taille du territoire couvert suivant d'ailleurs notre capacité à nous déplacer avec le temps avec la l'augmentation du pétrole & des moyens de déplacements.

Cela suscite aussi l'idée qu'en période de grands changements une grande adaptabilité sera nécessaire d'où des activités pluri-fonctionnelles comme le suggère la Permaculture, qui s'adapteront à une demande évolutive en terme de territoire mais aussi en terme qualitative.

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