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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:09

Je reprends intégralement l'article écrit par Benjamin BROUSTEY dans Permaculture Design car il apporte une vision globale des techniques de construction en Terre Crue, très intéressante.

La ressource en argile

Une importante partie du sous sol français est composé de terre argileuse, une aubaine en permaculture car il s’agit d’un des meilleurs matériaux de construction, durable et naturel.

La terre est composée de sable, de limons et d’argile. Il faut généralement creuser à 20 ou 30 cm de la surface, sous la terre végétale, pour trouver de la terre utile à la construction.

On note la différence de terre par un changement de couleur net. Pour faire une analyse basique de la terre dont on dispose, on utilise un bocal. On le remplit d’un tiers de terre et on complète avec de l’eau. On le mélange, puis on laisse reposer environ une heure. Une fois que tout s’est déposé au fond, on remue de nouveau et on laisse reposer environ une nuit, ce qui permet d’avoir une analyse un peu plus précise.
La première couche qui se dépose est le sable (il peut y avoir une seule couche ou deux s’il y a deux épaisseurs de grains), la seconde correspond au limon (parfois en petite quantité qui ne se voit pas dans le bocal) et la dernière à l’argile.

C’est par rapport au pourcentage d’argile dans une terre que l’on définit ses caractéristiques (riche en argile ou non).

Permaculture-test-du-bocal

 

Le taux d’argile dans une terre va donner la technique la plus adaptée à utiliser car toutes les terres ne sont pas adaptées à toutes les techniques. Cela dit, les terres peuvent être modifiées. Si une terre est trop argileuse, on peut y ajouter du sable. Si elle est trop sableuse, on y ajoute un liant (chaux).

Pour stocker la terre, le mieux est de la mettre sous un toit avec des courants d’air
(un hangar). Il faut par contre éviter de la laisser sous une bâche car elle se transforme vite en boue à cause de la condensation.
Le mélange eau et terre tamisée très liquide s’appelle la « barbotine ».

 

Les techniques d’eco-construction en terre crue

 

La bauge

permaculture-bauge

La bauge se trouve traditionnellement en Normandie.
Le taux d’argile dans la terre doit être de 20/30 % au moins. A 50/60 %, la terre se casse au séchage.
La terre doit être boueuse lorsqu’on l’utilise. On la jette au niveau du mur et on ne tasse pas (impossible car elle est boueuse). On monte le mur sur environ 80 cm, puis on le recouvre d’une couche de branches. On laisse sécher et on recommence
jusqu’à arriver en haut. La bauge peut être fibrée avec de la paille.

 

L’adobe

Permaculture-adobe

L’adobe est d’origine arabe.
Le taux d’argile dans la terre doit être de 20/30 %. Elle se travaille à l’état « plastique », c’est-à-dire avec de l’eau.
Une brique d’adobe est une brique de terre moulée (dans un moule en bois) à la main et séchée à l’air quelques jours. Le séchage est déconseillé en plein soleil car les briques ont tendance à se fendre. Aujourd’hui, on rajoute de la paille à la préparation ce qui amène de l’isolation en plus, ce qui n’était pas le cas traditionnellement. Cela demande donc une terre avec un taux d’argile plus important. La proportion du mélange est d’environ 60 litres de terre pour 10 litres de paille.
Une brique d’adobe standard fait 43 x 28 x 5/10 cm. Mais toutes les tailles sont possibles, à partir de 16 cm de long.
On fabrique les briques d’adobe sur un terrain plat. Mieux vaut ajouter une couche de sable pour que les briques ne se collent pas au sol. On les fabrique généralement de mai à juillet car il leur faut un mois de séchage.
Mais après seulement 4/5 jours, on les redresse pour que l’air circule. On doit sabler le moule pour qu’il ne colle pas, mettre la terre à l’intérieur et tasser les coins. Puis avec un bâton rond que l’on fait rouler dessus, on égalise la surface de la brique. On démoule alors aussitôt avant de laver le moule (immédiatement).

Après 2 semaines, on peut les entasser selon une disposition précise avant de les bâcher pour les protéger de la pluie.
Pour la mise en oeuvre des briques, il faut les tremper dans l’eau avant de les poser si elles sont trop sèches. Le mortier est composé uniquement de terre (un peu moins argileuse que celle utilisée pour les briques), sauf sur les premières rangées où il vaut
mieux le réaliser en chaux pour éviter les remontées capillaires. Il s’applique à la main, sans aucun matériel.
La proportion du mélange pour le mortier (avec une terre à 25 % d’argile) est d’environ 2 volumes de sable pour un volume de terre. Pour les parois intérieures, il est intéressant de remplacer les deux premières rangées par des briques de terre cuite pour éviter les problèmes avec la serpillière, tout en remplaçant les plinthes.
Pour répartir les forces de la charpente, il faut installer des poutres sablières au sommet des murs.
Briques d’adobe de différentes tailles Petites briques retournées après 2 jours /avec leurs moules en bois Grosses briques pas suffisamment sèches.

 

Le pisé

Permaculture-pisé-1

Le pisé se trouve traditionnellement en Picardie, dans le Poitou, le Lyonnais, en Rhône-Alpes, vers Clermont-Ferrand, dans le Gers, en Midi-Pyrénées, et dans le Maghreb.
Le taux d’argile dans la terre doit être de 10/15 % : elle ne doit pas être trop riche. Il peut y avoir des cailloux jusqu’à 5 cm de diamètre dans la terre, ce qui est avantageux car plus la terre est fine, moins il y a de résistance mécanique. L’épaisseur d’un mur est de minimum 60/70 cm (pour que ça ne s’écroule pas) et peut aller jusqu’à 2,20 m (exemple d’une forteresse vu en Midi-Pyrénées). Il se travaille selon une technique « sèche » : on a besoin de très peu d’eau. La mise en oeuvre se fait avec des banches d’en général 2 m de long sur 50/60 cm de haut.

Permaculture-pisé-2
La terre peut être utilisée sans être préalablement brassée, sachant qu’il lui faut un taux d’humidité de 14/15 %. Elle est ensuite tassée à l’intérieur des banches grâce à une « dame » ou un « pissoir » (il en existe de plusieurs formats selon ce que l’on
tasse : les bords ou l’intérieur du mur), en commençant par les bords. En général, on met une couche de 15 cm de terre que l’on tasse jusqu’à qu’elle n’en fasse plus que 10. La mise en place des banches se fait en quinconce. La deuxième rangée
s’accroche à la première qui, une fois la terre arrivée suffisamment haut, s’enlève pour être installée en troisième position, et ainsi de suite… Les banches peuvent être enlevées immédiatement.
La densité du pisé est d’environ 1,2/1,3.
En général, on n’applique pas d’enduit sur le pisé car il est très solide par la présence
de gros cailloux. C’est aussi très beau car les strates peuvent être marquées.

 

Le torchis

permaculture-torchis

Le taux d’argile dans la terre doit être d’au moins 20 % (un peu comme l’adobe). Le torchis se fixe sur une ossature bois (colombage) plutôt en mélèze ou douglas. C’est un mélange de terre et de paille (tiges longues). Comme les tiges sont longues, le mélange est difficile à brasser. On le prépare donc en superposant différentes couches de terre puis de paille (imprégnée d’eau), en
terminant par l’eau. On le brasse ensuite soit à la fourche, soit en le piétinant, soit en le faisant piétiner par des animaux.
L’épaisseur minimale d’une cloison est d’environ 10 cm. La réalisation d’un torchis sera préférable au printemps ou en automne, quand la température est la plus adéquate. Entre chaque poteau de bois, on fixe des tiges obliques qui serviront de soutien au
mélange terre-paille. On forme alors des « boudins » de ce mélange que l’on coince entre les tiges, en partant du bas, et dans la direction opposée aux tiges, afin de permettre une meilleure fixation du remplissage dans son ensemble. Il est conseillé ensuite de marquer la terre du bout des doigts afin d’y créer une accroche pour l’enduit qui viendra dessus.
Le séchage dure ensuite 2 à 3 mois. A l’origine, l’enduit que l’on réalisait recouvrait également le bois afin de le protéger. Mise en forme des « boudins » de Mise en place des « boudins » de Trous formés avec les doigts pour terre terre dans la diagonale opposée l’accroche de l’enduit de aux tiges finition.

 

La BTC (Brique de Terre Compressée) ou BTCS (Brique de Terre
Compressée Stabilisée)

permaculture-btc

La BTC se trouve principalement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.
C’est une technique récente que l’on rencontre surtout sur des projets humanitaires car les organismes financent les machines utiles à la fabrication des briques.
Le taux d’argile dans la terre doit être de 15/20 % d’argile. Il peut y avoir des cailloux jusqu’à 1,5 cm de diamètre dans la terre.
Pour la BTCS, on stabilise en général à 3 ou 4 % de chaux hydraulique ou de ciment. La proportion du mélange (avec une terre à 25 % d’argile) est donc d’environ 80 kg de terre et 20 kg de sable pour 4 kg de ciment.

Les dimensions de briques que l’on trouve le plus fréquemment sont :
- 29,5 x 14 x 9,5 : 8 kg la brique pour 33 briques au m² ;
- 22 x 10,5 x 6,8 : 4 kg la brique pour 50 briques au m² ;
- 30 x 20 x 10 : 13 kg la brique pour 26 brique au m².
La compression moyenne d’une brique est d’environ 25 kg/cm². Sa densité est
d’environ 1,9. Contrairement à la BTC, la BTCS comprend un stabilisant, un liant : chaux ou ciment.
L’avantage de la BTC (ou BTCS) est que, pour les mêmes caractéristiques que les autres techniques, on réduit considérablement les épaisseurs de mur. La BTCS est moins fragile, plus dure que la BTC. La fabrication des BTC se fait à l’aide d’une machine
spécifique. Avec la compression des briques, 2 m³ de terre se transforme en 1 m³ de BTC. Pour les BTC, on peut les mettre en place tout de suite, même s’il est préférable de les laisser sécher quelques jours pour ne pas abimer les angles, car une
BTC est assez fragile. Pour les BTCS, on les stocke, empilées et bâchées, sur des palettes. On réalise alors une « cure humide » : on
arrose les briques tous les 2-3 jours :
- pendant 6 semaines pour la chaux hydraulique ;
- pendant 2 semaines pour le ciment.
Puis le séchage dure entre 2 et 6 mois (sans les bâches). La fabrication des briques à la chaux ou au ciment est déconseillée en été car il fait trop chaud et il est alors difficile de réaliser correctement la cure humide. Un mur porteur doit faire au minimum 20 cm de largeur. Avant de les poser, il faut mouiller les briques afin qu’elles se collent plus facilement. Le mortier peut se faire à la terre ou à la chaux. Mais le joint final se fait toujours à la terre pour un aspect esthétique, car les BTC (ou BTCS) sont rarement enduites. Dans ce cas, il est intéressant de passer (au pinceau) une cire d’abeille incolore pour protéger des poussières.
Pour faire les joints, il est conseillé de laisser dépasser le mortier lors de la pose. Puis à l’aide d’une truelle, on gratte ce qui dépasse. Pour terminer, avec d’une éponge, on régularise les surfaces pour rendre homogène les joints.
La BTC (ou BTCS) a l’avantage de permettre de nombreuses formes : niches, arcs, frises…
Tout comme pour l’adobe, mieux vaut remplacer les premières rangées par des briques de terre cuites.

 

Le damier

permaculture-galet

Le damier est une technique importée d’Italie, de la région d’Abruse. On en trouve
dans le sud du Gers.
C’est une alternance de blocs de terre et de gros galets.

 

Le terre-paille

permaculture-terre-paille

La technique terre-paille est une technique moderne réalisée sur une ossature en bois.
Le mélange utilisé comprend plus de paille que dans le torchis. Pour le préparer, on tamise la terre à 1,5 cm, puis on la jette dans la bétonnière avec de l’eau. Il est important de toujours remuer pour que l’argile reste en suspension. On sort la boue que l’on met dans une remorque dans laquelle on rajoute la paille (imprégnée d’eau). On laisse alors le mélange s’imprégner une nuit avant de l’utiliser. Il faut faire un coffrage entre les poteaux d’ossature et y tasser la terre-paille. Puis les
banches sont retirées immédiatement. L’intervalle entre les poteaux peut être plus grand que dans le torchis et, comme on
n’installe pas de tiges en bois, on utilise beaucoup moins de bois. La largeur moyenne d’un mur est de 28 cm pour un poids de 200/300 kg/m³.

A vous de jouer!!!

Sources des images :

www.logement-durable-afrique.info

www.panoramio.com

www.autoconstruction-at.blogspot.com

www.areso.asso.fr

www.architecturesnatives.blogspot.com

www.le-jardin-des-medicinales.com

www.tiez-breiz.org

www.ecobati.be

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:53

Maison-Naomi.jpgJe vous transmets une annonce de vente d'une maison (dauphinoise) designée par une permacultrice de l'Isère, l'occasion de continuer le travail entamé sur ce lieu.

N'hésitez pas à diffuser autour de vous si cette annonce vous parle !

 

Véronique - Co-Initiatrice du collectif PermacultureRA - Correspondante Brin de Paille

 

Je me permets de vous contacter pour vous dire que nous vendons notre maison qui se trouve à Eclose dans l'Isère

Car, aujourd'hui, nous changeons de cap pour nous investir dans un projet sur Chambéry.

Nous avons habité cette maison pendant presque huit ans, et pendant toutes ces années nous avons eu à coeur d'y vivre en réduisant notre empreinte écologique & d'y jardiner en prenant soin de la biodiversité et en réfléchissant au long terme.

Vous trouverez un descriptif et un diaporama de photos sur cette page web :
http://naomicarolyn.typepad.com/vente_maison_isere/
Pour plus d'information, vous pouvez me contacter au 04 74 83 06 64
Je serais très reconnaissante si vous pouviez diffuser ce mail auprès des personnes de votre entourage avec qui cela pourrait résonner.
Merci,
Naomi

--
Naomi Walker Lebegue
1478 route de Chateauvilain
38300 Eclose
France
00 33 (0)4 74 83 06 64
http://naomicarolyn.typepad.com/alimentationvivante/

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Véronique Pellé - dans Annonce
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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 12:27

Je vous livre ici un texte très intéressant écrit par un invité du site OleoTransition fort intéressant sur les jardins des Fraternités Ouvrières à Mouscron en Belgique près de Roubais Tourcoing

 

 

http://oleotransition.newfreeforum.com/t217-sur-2000m2-le-fabuleux-jardin-des-fraternites-ouvrieres-ou-comment-cultiver-une-petite-jungle#2024

 

 

 

C'est dans les années soixante-dix que Gilbert et Josine sont victimes comme des milliers de foyers de la crise de l'emploi industriel qui sévit dans la région nord-ouest de la Belgique.

Se retrouvant sans emploi, le couple ouvrier âgé de la quarantaine occupe alors ses journées au jardin qu'il cultive sur le terrain familial situé à Mouscron, ville frontalière avec Tourcoing-Roubaix.

L'occupation devient très vite une véritable passion et ils créent quelques années plus tard le groupe de jardinage des Fraternités Ouvrières, dont les activités sont hébergées à leur domicile de Mouscron.

La création de cette association est en sorte une prolongation de l'action syndicale et sociale pour laquelle ils n'ont eu cesse d'investir leur énergie et leur temps durant leurs années de travail, en Belgique mais aussi en Amérique Latine. Le but poursuivi par le groupe est de favoriser l'accession de tout un chacun à une nourriture saine et diversifiée.

L'idée est que le « bio » ne doit pas être un luxe que seules pourraient disposer les classes aisées. Toutes ont le droit à une alimentation garante de la santé et de l'environnement, à des produits de couleurs, de goûts et d'odeurs.

Dans cet esprit de solidarité, d'équité et d'écologie, les activités du groupe des Fraternités Ouvrières sont nombreuses.

Il s'agit d'abord de susciter l'envie, d'apprendre et de permettre à tous de cultiver des fruits et légumes sains et diversifiés selon les méthodes d'un jardinage écologique.

C'est ainsi que les premier et second dimanches de chaque mois, Gilbert, Josine et les bénévoles de l'association organisent à Mouscron des cours de jardinage biologique, gratuits et ouverts à qui le veut.

L'association est aussi un groupe d'achat pour permettre aux membres de se fournir à moindre coûts les produits issus de l'agriculture biologique: alimentation, mais aussi amendements, plants d'arbres fruitiers, arbustes, fleurs, semences pour la culture d'un jardin bio.

Les Fraternités Ouvrières proposent également des ateliers (jardinage, cuisine, fabrication du pain), l'organisation de cycles de conférences et la tenue de groupes de réflexion sur les questions diverses de notre société.

Aujourd'hui, le jardin des Fraternités Ouvrières, cultivé par Gilbert et Josine est un véritable trésor, fruit d'une riche expérience et d'un travail de 35 ans. Dans cette région industrielle sinistrée, il est l'un des plus beaux exemples urbains de systèmes agroécologiques. Dans un clos de 2000 m², une diversité immense de variétés de légumes et de plantes aromatiques et condimentaires se développe sous les arbres et les arbustes fruitiers, dans une luxuriance et une abondance qui dépassent l'imagination.

La visite commence...

1. Bienvenue au groupe de jardinage des Fraternités Ouvrières

Lorsque l'on se trouve à la porte des Fraternités Ouvrières, ont à du mal à croire que l'on va trouver ici ce que l'on nous a décrit comme étant l'un des jardins les plus originaux et spectaculaires de la Belgique.

La rue est calme, le cadre un peu gris. Pas d'arbres, quelques fleurs aux balcons. Les logements mitoyens s'alignent, de part et d'autres du macadam rongé, ils s'agencent sans discontinuer et semblent encore chargés du passé industriel de la ville sinistrée.

Sur la porte de l'association seule l'indication « Groupe de jardinage » avec les horaires d'ouverture du local pourrait nous mettre sur la voie.

Quand on pousse la porte, on découvre d'abord un long couloir où s'entassent contre le mur plusieurs cagettes ainsi que quelques sacs de farine. Il nous mène droit dans une salle avec aux murs des photos des peuples du monde et des affiches aux slogans militants.

La salle accueille une petite bibliothèque d'où l'on peut tirer une multitude d'ouvrages référencés. Ces centaines de livres nous parlent des plantes, de cuisine, de santé, d'écologie, de jardinage naturel, d'agriculture écologique...

L'objet de notre visite se précise...

2. Première surprise : un inestimable trésor de vie

Tout droit, un second couloir nous fait traverser une pièce intermédiaire pour arriver à une seconde bibliothèque, plus grande encore. Elle est d'un genre un peu particulier.

Sur les étagères, qui couvrent les quatre murs du sol au plafond, se trouvent des cartons par centaines. Ils sont remplis d'un nombre considérable de petits sachets confectionnés, très soigneusement rangés et numérotés.

Ces sachets contiennent les semences de plus de 5000 variétés différentes de légumes, de céréales, de fleurs, de plantes aromatiques, de plantes médicinales, d'arbres, d'engrais verts... On y trouve des variétés peu connues de plantes rustiques, de plantes anciennes, de plantes parfois oubliées et pourtant pleines de vertus pour l'alimentation de l'homme, pour sa santé, celle du sol et de la Nature.

De nombreuses graines sont issues du jardin ou de ceux des passionnés de l'association. Les autres proviennent de différents groupes de sauvegarde de semences à travers l'Europe et le Monde.

Ce lieu est le conservatoire d'un riche patrimoine de plantes comestibles et utiles pouvant être cultivées sous nos latitudes. Dans ces petits sachets, se trouve une partie de l'héritage précieux du savoir jardinier et paysan de nos pays et de nombreux autres.

Ces milliers de graines sont un véritable trésor de biodiversité agricole, un inestimable trésor de Vie. Nous brûlons de plus en plus...

3. En allant vers l'extérieur : la rencontre d'une ingénieuse serre

Nos pas nous conduisent ensuite vers l'extérieur. Là, nous passons sous l'ombre d'un arbre à kiwis qui s'est sans retenue développé sur le mur extérieur. Son couvert s'étend en toutes directions en prenant pour support d'autres arbres.

Juste devant nous se trouve une serre d'un style bien particulier. Josine nous précise qu'il s'agit d'une « serre californienne ».

Les vitres en verre sont montées au dessus d'une réserve d'eau, l'ancienne petite piscine des enfants du couple et du quartier.

La masse d'eau créer un microclimat et permet de réguler la température intérieure. Il y fait meilleur l'hiver afin de préserver les semis du gel et plus frais l’été.

La végétation extérieure vient compléter l'action de l'eau.

Les arbustes à feuillage caduque situés au sud de la serre apportent un ombrage bienfaisant l'été, lorsque le soleil est au plus haut.

L'hiver, les feuilles tombent et le soleil plus proche de la ligne d'horizon peut venir réchauffer les semis en développement.

L'eau de cette serre tout à fait particulière permet également à Gilbert et Josine d'élever quelques poissons pour la plus grande joie des petits enfants.

Nous traversons la serre. L’ingéniosité du système rencontré présage sans aucun doute la venue d'autres surprises encore.

4. Et nous voici dans ... une véritable jungle !...

L'allée conduit ensuite nos pas vers une sorte de petite forêt, une jungle même... Le fameux jardin, nous y sommes.

La végétation est ici foisonnante.

L'ensemble de la surface est couverte. Pas un seul centimètre carré n'est perdu.

La ballade nous fait découvrir la structure en labyrinthe faite de rangées de fruitiers ainsi que de buissons intercalés et de haies d'arbustes à petits fruits. Ce maillage protège des placettes de cultures saisonnières orientées vers le sud.

Fruitiers : les recettes de leur santé et de la productivité

Pommiers, poiriers, pruniers, abricotiers, figuiers, cerisiers... les variétés, toutes différentes, s'alignent.

Les arbres du maillage sont particulièrement petits (à hauteur d'homme généralement). Leurs branches sont chargées de gros et jolis fruits.

Gilbert nous donne la recette de la productivité.

  • Premièrement, les arbres sont plantés très serrés, ils ne prennent bien souvent à peine plus de place qu'un choux (50 - 70 cm). Ils se trouvent ainsi dans une « concurrence favorable » : la concentration évite qu'ils se développent en tronc et en branches.

  • Deuxièmement, les arbres sont « pincés en vert » au début de l'été, lorsque les premiers pucerons sont arrivés et que l'oïdium commence à se développer sur les feuilles.
    Cette technique consiste à pincer entre le pouce et l'index la partie qui a grandi à partir d'un bourgeon terminal afin de l'enlever.

La méthode permet là aussi d'empêcher le développement de l'arbre et de le garder dans les proportions voulues.

De plus, les bourgeons terminaux sont de très forts « tires-sève ». En leur présence, elle circule assez vite dans les tissus de l'arbre sous une forme particulièrement liquide et azotée, appréciée des pucerons.

Après pincement et enlèvement des bourgeons terminaux, la sève de l'arbre change de concentration, elle devient plus dense. Les pucerons n'arrivent plus à la tirer, ils ne peuvent plus se nourrir et ils meurent. L'arbre est ainsi protégé de ces petits insectes aux ravages bien connus.

Enfin, la partie enlevée lors du pincement est mise au pied du fruitier.

Gilbert nous dit qu'elle apportera un soin naturel à l'arbre contre l'oïdium et les éventuelles autres maladies contenues, sur le principe d'une homéopathie. Il nous glisse aussi malicieusement : « La Nature est vraiment bien faite n'est-ce pas ? ... »

La densité des plantations et le « pincement en vert » permet aux arbres du jardin des Fraternités Ouvrières d'être en pleine santé et très productifs. Ils ne s'épuisent pas dans une croissance végétative et l'essentiel de leur énergie est ainsi canalisée pour leur immunité et pour la formation et le développement des fruits.

Microclimat : Figuiers et bananier sous cette latitude...

Le microclimat du jardin peut être comparable à celui d'une forêt.

L'hiver, les grands fruitiers plantés au Nord et le maillage végétal installé protègent le jardin des vents frais et du gel.

Le houppier des fruitiers et la masse des arbustes agit à la fois comme un tremplin et une barrière qui empêchent les vents de pénétrer dans le système.

Groseilliers, cassissiers, noires, blancs, casseillers, framboisiers, myrtilles... La multitude d'arbustes à petits fruits renforcent le maillage des arbres plus près du sol.

Le maillage d'arbres et d'arbustes du jardin des Fraternités Ouvrières a créé ici un microclimat particulier, tout à fait différencié du climat régional. Preuve en est que sous cette latitude peu propice se développent et produisent pourtant une quarantaine de figuiers et grandit même un tout jeune bananier ! ...

Gilbert précise que dans le jardin, la température est généralement plus élevée de 3 à 5°C par rapport à la température ambiante.

L'été au contraire, l'atmosphère du jardin est légèrement plus fraîche, et surtout plus humide.

Le sol est protégé, il subit moins l'évaporation et l'action desséchante des vents. Ainsi, malgré la sécheresse qui sévit l'année dernière et qui mit à mal nombre de cultures dans la région, le jardin des Fraternités Ouvrières ne reçut aucun arrosage.

La Vie, précieuse alliée des jardiniers

En regardant de plus près sous les arbres, on s'aperçoit qu'à chaque tronc se trouve attaché un petit pot renversé. La paille à l'intérieur sert de refuge aux perce-oreilles, prédateurs des vers des fruits.

Josine nous dit aussi qu'il est très intéressant d'avoir des cloportes au jardin. Ces bestioles se nourrissent de matières mortes. Si un fruit présente des points de pourriture (dus à l'attaque d'un vers par exemple) le cloporte va manger cette pourriture empêchant son développement. La blessure sera cicatrisée par l'action du cloporte et le fruit ne pourrira pas.

Parce qu'on le trouve souvent sur les fruits abîmés, le cloporte est considéré comme un ravageur et souvent traité en tant que tel. Pourtant, cet étonnant « infirmier des fruits » s'emploie là à une tâche très intéressante pour le jardinier.

Malgré la présence de milliers de fruits, les oiseaux ne posent aucun problème ici.

Gilbert nous révèle un secret important : « Au moins les oiseaux peuvent nicher, au plus il y aura des dégâts, et vice versa ».

En effet, les oisillons sont alimentés par leurs mères à 90 % d'une nourriture protéinée.

Si un nid se trouve dans les parages, autant dire que les vers, larves et divers autres insectes ravageurs ne feront pas longue vie.

Les fruits sont généralement attaqués par les oiseaux dans leur recherche d'eau. Si le site accueille une mare, le problème est là aussi évité.

Au gré du parcours, plusieurs zones « sauvages » on été créées par les jardiniers.

Ainsi, plusieurs tas de branches et de matières grossières un peu partout dispersées servent de refuges aux insectes divers et notamment aux abeilles sauvages et aux bourdons, précieux alliées pour la pollinisation des multiples arbres et plantes du jardin.

Aussi, un petit pont nous permet de traverser une mare où coassent gaiement une myriade de grenouilles et de crapauds, et où peuvent se désaltérer les oiseaux.

Sur la conduite des cultures annuelles

Par le petit pont, nous traversons la mare donc. Nous arrivons à deux petites serres.

Elles accueillent de nombreux bacs de semis étiquetés, dans l'attente d'un repiquage au jardin.

Ici, presque toutes les variétés annuelles sont repiquées, y compris les plants de pommes de terre et les carottes. Les plantes commencent ainsi leur développement et dès qu'une place se libère sur les bandes, une variété viendra immédiatement l'occuper.

Le jardin de Gilbert et Josine ne suit ainsi aucun plan de rotation. Entre les lignes d'arbres, les bandes sont suffisamment diversifiées. Les cultures différentes d'été et d'hiver s'y succèdent en suivant les associations particulières données par la littérature et les bons voisinages découverts par les jardiniers au cours de leurs 35 années d'expérience.

Gilbert ne cache pas sa grande paresse. Le sol n'est pas travaillé. Il n'est ni retourné, ni même bêché.

Les herbes spontanées

Le jardin est entretenu et cultivé avec quelques outils manuels dont une sorte de râteau « amélioré », fierté de Gilbert : le manche a été raccourci par l'ingénieux jardinier (« C'est moins lourd ainsi » nous glisse t-il, avec de nouveau son œil malicieux...) ainsi que les dents pour qu'elles ne s'enfoncent pas trop profondément dans le sol.

L'outil passe parfaitement entre les lignes de cultures spécialement plantées à la bonne distance. Il permet au jardinier de nettoyer les bandes des herbes indésirables d'un geste simple et rapide. Quelques minutes suffisent pour chaque bande.

Si elles peuvent gêner le développement des cultures, les herbes ainsi déracinées ne sont pas considérées comme mauvaises. Gilbert nous dit qu'elles donnent des indications sur l'état du sol (ses carences, son état d'aération...). Il nous dit aussi qu'elles ont toutes un rôle à jouer et qu'il est étonnant de constater qu'elles contiennent souvent les éléments qui peuvent manquer au sol: « La Nature est vraiment bien faite... ».

Lors du désherbage, elles sont donc laissées sur place et enrichissent la terre, comme les restes de cultures et les feuilles des arbres qui viennent tout naturellement « mulcher» le sol à l'automne.

Matières organiques recyclées

Pour enrichir la terre, Gilbert et Josine utilisent également diverses matières. Sur certaines bandes, on peut voir des matières grossières végétales qui nous explique-t-on subiront un compostage de surface durant l'automne et l'hiver. Les déchets en décomposition abriteront le développement de toute une vie qui nourrira les oiseaux la saison froide venue. En retour, ils apporteront par leurs déjections un fertilisant « naturel » précieux.

Par un recyclage très intelligent, la dizaine de poules du couple participent également à la fertilisation du sol du jardin. Dans un coin de la maison, sous la gouttière du toit, des vieux journaux et cartons s'entassent contre le mur.

L'eau imprègne ces déchets. Ils accueillent vite de nombreux vers de compost et divers insectes participant au processus de décomposition et de transformation du papier en tas.

Le compost obtenu est donné aux volailles comme ration de protéines animales, complété par des déchets de cuisines. Les poules recyclent cette matière en fournissant un engrais que les jardiniers apportent au jardin.

En fait, la terre du jardin est enrichie de tout ce qui peut. Gilbert nous dit par exemple,que sur une année, les déchets et les poussières des coups de balai, comme ceux de l'aspirateur constituent des quantités incroyables de matières organiques et d'oligoéléments dont on aurait tort de priver la terre.

5. L'incroyable luxuriance et l'hallucinante diversité d'un petit paradis

La visite se poursuit. Les allées nous invitent à nous perdre un peu plus dans l'étrange jardin qui décidément à tout d'un coin de paradis. Des parfums, des couleurs, le goût, le chant des oiseaux, une douce atmosphère... les sens sont partout en éveil.

Les plantes aromatiques exhalent les parfums les plus subtiles. Ici, un jeune kiwi s'appuie sur un vieux prunier, là, une vigne palisse une clôture. De multiples ronces traversent les étages pour offrir en arche, au dessus des têtes, de grosses grappes chargées de délicieux fruits pourpres, noirs ou blanc, gorgée de jus.

Une serre traversée provoque de délicieuses envies exotiques : oranges, pamplemousses, citrons, kumkat... de nombreux plants en pot offrent les plus jolis fruits.

Toutes les lignes de cultures, tous les plants isolés sont étiquetés. Il y a tellement de variétés, des centaines et des centaines, comment les reconnaître sinon.

Josine précise que tout ce qui est cultivé ici se mange, même les fleurs : bourraches, capucines, guimauve, roses...

La diversité et la quantité de ce tableau luxuriant laissent le visiteur sans voix. Les jardiniers-créateurs nous donnent quelques chiffres pour les espèces de fruitiers:

  • 395 pommiers de 312 variétés

  • 242 poiriers de 160 variétés

  • 81 pruniers de 69 variétés

  • 68 cerisiers de 59 variétés

  • 127 plants de vignes de 82 variétés

  • 35 actinidia (kiwi) de 16 variétés

  • 41 figuiers de 35 variétés

  • 50 variétés différentes de framboisiers

  • 70 ronces fruitières de 31 variétés

  • 98 groseilliers rouges de 26 variétés

  • 82 agrumes

Au total, Gilbert et Josine ont planté dans leur jardin plus de 2000 arbres et arbustes fruitiers de plus de 1300 variétés différentes!...

Ils cultivent aussi des centaines de variétés de plantes maraîchères, aromatiques et médicinales sur les bandes de terre protégées par le maillage Et, il semble important de le rappeler, cette incroyable diversité cultivée sur moins de 2000 m²...

Le tour du jardin se termine, Gilbert nous raconte encore l'un des rêves d'enfant de cet éternel gourmand : « Quand j'étais petit, j'avais un rêve.
Souvent, je m'imaginais en train de me promener la tête tournée vers le ciel.
Il y tombait les nourritures les plus délicieuses, directement dans ma bouche grande ouverte... ». Autant dire qu'avec le fabuleux jardin qu'il cultive depuis 35 ans avec sa femme Josine, son songe est aujourd'hui presque accompli.
Avec poésie, il nous fait aussi l'éloge du travail et de la vie au jardin : « Nous avons ici des centaines de plantes aux vertus diverses. Le simple fait de les cultiver, de les voir s'épanouir, de les aimer nous guérit déjà. »

Le travail et l'ingéniosité des jardiniers ont permis d'optimiser à l'extrême l'espace restreint du lieu. La jungle plantée et cultivée par le couple sur ces 2000 m² nous montre un cas parfait d'intensification écologique et un bel exemple d'une forêt alimentaire.

Pour l'émerveillement et l'enseignement des visiteurs du lieu, et le plus grand bonheur de la famille des jardiniers passionnés, le jardin des Fraternités Ouvrières est une véritable œuvre d'art vivante, un paysage comestible en pleine ville, où la Nature s'exprime et produit avec une intensité presque inimaginable. Pourtant, tout est bien réel: il suffit de tendre le bras, et de goûter, pour s'en convaincre...

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 23:42

Un grand merci à chacun d'entre vous pour faire circuler cet e-mail aux différentes personnes et réseaux concernés afin que le projet connaisse le succès qu'il mérite!

Le grand jour est arrivé! Cette nouvelle saison de plantation arboricole sera marquée d'un grand P, comme Pommier.

Le temps de "lutter contre" est fini, nous n'allons plus attendre pour faire un pied de nez au changement climatique, pour stocker du carbone, pour sauvegarder la diversité, pour assurer la résilience alimentaire de demain, pour créer du lien social, pour monter de beaux projets, bref, pour se prendre en charge!!

La SCI Des Pommes et des Hommes, dont la vocation est de sauvegarder un patrimoine nourricier et naturel, est née de la volonté de 5 acteurs de passer à l'action et de lancer le premier d'une longue série, un projet sans précédents à la fois très simple et fort politique, , très très enthousiasmant pour nous tous...

 la plantation d'une forêt multi-étagée de pommiers du Kazakhstan
Le projet: http://hommespommes.fr
http://octopousse.com/projets/des-pommes-et-des-hommes



Un projet collaboratif et participatif!

Après avoir fait le fond de nos poches pour financer l'achat de ce terrain, nous avons décidé de pérenniser l'action des Pommes et des Hommes ainsi que d'assurer le succès de cette opération en optant pour un fonctionnement participatif et un financement collaboratif, c'est à dire, et vous l'avez bien compris, de faire appel à vous.
Il s'agit pour nous principalement de financer l'achat du terrain et des plantations complémentaires, mais aussi la mise en œuvre de l'aménagement permaculturel du site et pourquoi pas d'envisager un prochain projet.

- Pour faire un don ou aider à diffuser la campagne de don (c'est aussi important):

RDV sur le site d'Octopousse, un site de "crowd-funding" éthique et solidaire. Attention, le principe de cette campagne est de remplir l'objectif d'au moins 5000 euros avant 60 jours (soit le "presque" remboursement du prix du terrain):



- Si vous souhaitez venir sur place les 17 et 18 novembre pour la plantation des pommiers (places limitées):

RDV à La Courdémière, 86160 Champagné-St-Hilaire, le samedi à 9h jusqu'au dimanche 18h. Nourriture participative et logement en dortoir dans notre maison en paille récemment chauffée.


Le pommier Kazakh est arrivé (Malus Sieversii), il est le symbole de l'abondance et le pommier originel (et non pas le pêcher), il est un vestige du jardin d'Eden et nous allons lui faire une place dans nos coeurs et dans nos campagnes, alors qu'il est en danger dans ses montagnes d'origine. Ce pommier est issu d'une sélection naturelle et non de clonage à l'infini comme nos variétés actuelles, ils présente des propriétés inégalées de résistance aux aléas climatiques et aux maladies. De surcroît, c'est en coévolution avec un ours végétarien qu'il a pu développer des fruits d'une taille et d'un goût fort appéciable pour un pommier sauvage...

Mais maintenant, dans son nouveau milieu, c'est nous qui allons faire les ours et semer leur progéniture dans les toilettes sèches de France et de Navarre!

En espérant que ce projet aura retenu votre attention et que vous aurez envie d'y apporter votre soutient,

Bonnes plantations à tous et merci encore de faire circuler aux personnes et aux réseaux intéressés,

Cordialement,

Pascal Depienne
pour Des Pommes et des Hommes (Chenli, Claire, Alexandre, Geoffroy et moi)
http://hommespommes.fr
http://octopousse.com/projets/des-pommes-et-des-hommes

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 09:13

Je vous fais part d'une annonce qui pourrait intéresser quelqu'un autour de vous et que vous pourriez faire-passer :


>

A 4km d'Uzès (Gard), dans une propriété d'une vingtaine d'ha dont 15 de forêt récente (1996), un propriétaire souhaite mettre à disposition et confier à un maraicher 2ha de terres en plaine irrigués à développer exclusivement en agroécologie. Possibilité d'extension et d'expérimentation en agro-foresterie. Le logement n'est pas prévu. Pour toute information merci de me contacter aux coordonnées ci-dessous.


>

Belle soirée,


>

Frédéric

Frédéric Roux Groupe Local Colibris Montpellier 3 Place Chabaneau 34000 Montpellier  +33 (0)6 08 30 27 98
fredericroux chez me.com  www.touscandidats2012.fr www.colibris-lemouvement.org
www.colibris-lemouvement.org/languedoc

 

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Véronique Pellé - dans Annonce
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 22:21

Le Jardin des Cairns à Grenoble

terrasses.JPG

Un jardin collectif et pédagogique, designé, dédié à la pratique de l'agroécologie

Montée des Dauphins jardin clos du Musée Dauphinois

Le jardin est ouvert à tous les mardis soir de 18h30 à 20h pour se rencontrer, discuter du fonctionnement, des projets futurs…

Le jardin est aussi ouvert tous les 2emes samedis du mois à tous les adhérents pour des activités diverses et variées.

Suivre le lien pour plus d'information

http://www.lejardindescairns.org/

Le Jardin des Sans Soucis à Grenoble

Jardin  ressource avec une approche Permaculture

Ouvert tous les mardi de 9h30 à 13h30 & le 3e samedi du mois.

9 rue Louise Michel38100 GRENOBLE

Pour plus de renseignements

http://brindgre.org/

Rebel Farmer à Saint Ismier

Jardin collectif

Jardin des Bruyères à Rives

Jardin privé, permacole version sauvage

Comment la nature peut nous apporter une production en privilégiant certaines plantes dans les différents espaces du lieu.

Jardin-Eclose.jpg

Jardin à Eclose

Jardin pédagogique designé

Naomie Lebegue propose régulièrement des ateliers sols vivants & alimentation vivante .

Suivre le lien pour plus d'information

http://naomicarolyn.typepad.com/alimentationvivante/

 

Jardin à Champier

Ferme privée de 4,5 ha. Se visite à partir du mois de Mai

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permaculture-ra.over-blog.com - dans Les lieux en France & ailleurs
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 15:29

Cela fait longtemps que je souhaite mettre en valeur mon jardin sauvage qui apparait comme une jungle inextricable lorsque l'on ne distingue pas les plantes les unes des autres.

 

Après 4 ans de développement sauvage, mon jardin en plus de sa production importante d'ortie, la magique ortie, cette plante si décriée mais si exceptionnelle, produit de plus en plus, sans énergie ou presque de ma part. Mon travail le plus important consiste à retracer les allées et tailler ce qui dépasse de trop.

 

Voici la liste des belles productions tout à fait gratuites de mon jardin sauvage :

  1. Fraises des bois - Fragaria sylvestris (4 bols)
  2. Frêne - Fraxinus excelsior (frenette, tisane médicinale)
  3. Ronce - genre Rubus (rameaux pour la vannerie, pour le palissage et beaucoup de mures, fleurs pour la biodiversité, beauté)
  4. Armoise - Artemisia vulgaris (feuilles séchées médicinales, épices pour la cuisine)
  5. Origan - Origanum vulgare (feuilles fraiches ou sèches pour la cuisine)
  6. Lierre terrestre - Glechoma hederacea (salade et dessert - 20 salade)
  7. Pissenlit - genre Taraxacum (salade dès le mois de février - je ne compte pas le nombre, apéritif, confitures, racine médicinale)
  8. Cressonette - Cardamine hirsuta (salade février à mars)
  9. Cardamine des prés - Cardamine pratensis (jolies fleurs, nectar insectes)
  10. Oseille - Rumex acetosa (légume cru ou cuit)
  11. Ortie - Urtica dioica (légume cru ou cuit protéiné et reminéralisant, tisane médicinale, épice, fibre textile, engrais, habitat riche en biodiversité, ...)
  12. Benoite urbaine - (racine comme épice)
  13. Millepertuis - (somités fleuries médicinale)
  14. Valériane - Valerianella (médicinale)
  15. Gesse - (nectar pour les abeilles, azote des racines pour la fertilité des plantes)
  16. Géranium Herbe à Robert - Geranium Roberti... (feuilles médecinales)
  17. Primevère acaule - Primula vulgare ??? (feuilles en salade, beauté des fleurs, nectar pour les insectes)
  18. Paquerette - bellis (
  19. Menthe - Mentha pipera (C - cultivée mais en place) - (tisane, sirop, apéritif, condiment)
  20. Prêles - Equisetum pratensis & ??? (engrais & tisane médicinale)
  21. Sureau - Sambucus nigra (fleurs desserts, apéritif & tisane médicinale ; baies confitures, sirops)
  22. Noisetier (C) (noisettes, baguettes, rames)
  23. Seringua (C) (fleurs parfum, beauté, nectar)
  24. Hémérocales (C) (fleurs épices)
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permaculture-ra.over-blog.com - dans Jardin des Bruyères
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 18:30

Viendrez-vous à ce bel échange des savoirs & des connaissances au Permafest 2012 ?

du 25 au 29 Juillet 2012 au Domaine de la Source à Villars sur Var.

5 jours pour vous remplir d'une multitude de solutions permaculturelles pour vivre en harmonie avec la nature.

Regardez ce qui s'est passé à Nethen en Belgique en 2010 pour le PermaFest

 

 

C'est vraiment un beau moment à ne pas manquer, un festival pour vous ressourcer pour l'année à venir.

Pour vous inscrire rendez-vous sur le site Culture Populaire qui coordonne l'organisation ici.

affiche-ermafest2012_v2.jpg

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 19:47

Vous avez sans doute entendu parlé de Francis Hallé avec son radeau des cimes. Il a sorti il y a quelques mois un livre "Plaidoyer pour l'arbre. Voici une vidéo qui peut vous donner envie de lire le livre de cet homme très intéressant.

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 21:57

La Communauté urbaine de Bordeaux (Cub), dont la moitié du territoire est constituée d’espaces naturels et agricoles, vient de retenir cinq équipes pluridisciplinaires dans le cadre de la consultation « 55000 hectares pour la nature ».

Cette opération constitue le pendant de la démarche «50 000 logements autour des transports publics» et reste dans des chiffres forts pour faciliter sa démarche marketing et marquer le coup. Elle a ainsi le mérite d’être facilement assimilable pour le grand public.

Les équipes retenues, soumises à un “dialogue compétitif” de septembre 2012 à janvier 2013, doivent appréhender le rôle de la nature dans l’agglomération bordelaise tant dans ses fonctions sociale (loisir, cadre de vie), qu’économique (agriculture urbaine, tourisme vert) ou environnementale (biodiversité). C’est une des premières fois que l’agriculture urbaine est appréhendée à cette échelle et intégré avec d’autres thématiques (urbanisme, paysage, économie, tourisme, écologie…). Espérons que la notion de résilience et d’écosystème (au sens permaculturel du terme) sera intégrée par ces équipes pour repenser l’agglomération bordelaise.

Plusieurs domaines d’intervention ont été identifiés : le cœur des villes, où il faut réapprendre à se tourner vers le paysage et redécouvrir la biodiversité ; les grands espaces agricoles et forestiers, avec l’encouragement aux productions « bio » consommées localement et une ouverture au public de certains de ces espaces ; la valorisation des zones humides ou inondables où il s’agit de favoriser une mixité d’usages ; l’affirmation de trames vertes et bleues ; l’affectation des friches et espaces en mutation à des projets nature. La définition des projets est planifiée entre mai 2013 et janvier 2014.

Article extrait du site "http://villepermaculturelle.wordpress.com/"

 

A Lire aussi "La résilience vue par des designers"

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